ProgrammeL2 · S4Données et logique
L2S4Données et logique

Logique mathématique

Formaliser propositions, prédicats et preuves, puis relier la logique au raisonnement informatique.

#logique#propositions#prédicats#preuves
5chapitres
5exercices corrigés
8questions de quiz
0/5chapitres maîtrisés
À LA FIN DE CE COURS

Objectifs d’apprentissage

  • Évaluer, transformer et comparer des formules de logique propositionnelle à l’aide de tables de vérité et d’équivalences.
  • Formaliser des énoncés en prédicats en explicitant domaines, variables libres et ordre des quantificateurs.
  • Choisir et rédiger une preuve directe, par contraposée, contradiction ou récurrence avec des justifications complètes.
  • Construire des formes normales et identifier validité, satisfaisabilité, contre-exemple et conséquence logique.
  • Spécifier un programme par précondition, postcondition et invariant, puis argumenter sa correction partielle.
AVANT DE COMMENCER

Prérequis utiles

  • Maîtriser les ensembles, les fonctions élémentaires et les opérations sur les entiers.
  • Savoir lire une notation mathématique avec variables, égalités, inégalités et sommes finies.
  • Avoir une première expérience de lecture de pseudo-code, de boucles et de tests simples.
CHAPITRE 01 L2 · S4

Logique propositionnelle

55 min de lectureLeçon originale de révision

Définitions et méthode

Une proposition est un énoncé auquel on peut attribuer exactement une valeur de vérité : vrai ou faux. Les connecteurs ¬, ∧, ∨, ⇒ et ⇔ construisent des propositions composées. Une formule est valide si elle est vraie pour toute valuation, et satisfaisable si elle est vraie pour au moins une valuation. La table de vérité est sûre, mais devient vite longue ; on peut donc utiliser les équivalences usuelles, notamment P  ⟹  Q≡¬P∨QP\implies Q\equiv\neg P\lor Q et les lois de De Morgan.

Exemple guidé

Simplifions ¬(P∨¬Q)∨P\neg(P\lor\neg Q)\lor P. De Morgan donne (¬P∧Q)∨P(\neg P\land Q)\lor P. La distributivité donne (P∨¬P)∧(P∨Q)(P\lor\neg P)\land(P\lor Q), donc P∨QP\lor Q. Une valuation avec P=F,Q=FP=F,Q=F montre que la formule n’est pas une tautologie. Erreur fréquente : confondre implication et réciproque ; P  ⟹  QP\implies Q n’autorise pas Q  ⟹  PQ\implies P.

Point de contrôle : vérifier par quatre lignes que P∨QP\lor Q et la formule initiale ont les mêmes valeurs.

Points à retenir
  • Distinguer proposition, validité et satisfaisabilité.
  • Transformer une implication en disjonction.
  • Contrôler une équivalence par table de vérité.
Synthèse du chapitre

Une proposition est un énoncé auquel on peut attribuer exactement une valeur de vérité : vrai ou faux. Les connecteurs ¬, ∧, ∨, ⇒ et ⇔ construisent des propositions composées. Une formule est valide si elle est vraie pour toute valuation, et satisfaisable si elle est vraie pour au moins une valuation.