ProgrammeL3 · S5Mathématiques avancées
L3S5Mathématiques avancées

Analyse complexe

Étudier les fonctions holomorphes, l’intégration complexe et les séries de Laurent.

#complexes#holomorphie#Cauchy#résidus
5chapitres
5exercices corrigés
8questions de quiz
0/5chapitres maîtrisés
À LA FIN DE CE COURS

Objectifs d’apprentissage

  • Manipuler les nombres complexes en formes cartésienne, polaire et exponentielle, et résoudre des équations simples dans C.
  • Vérifier l’holomorphie par les équations de Cauchy–Riemann et calculer des dérivées complexes lorsque les hypothèses sont satisfaites.
  • Évaluer des intégrales curvilignes grâce aux théorèmes de Cauchy et à la formule intégrale de Cauchy.
  • Classer les singularités, développer une fonction en série de Laurent et calculer des résidus avec une méthode justifiée.
  • Appliquer le principe de l’argument et le théorème des résidus en explicitant le contour, les pôles inclus et les limites de chaque outil.
AVANT DE COMMENCER

Prérequis utiles

  • Calcul différentiel et intégral d’une variable réelle, notamment dérivées, intégrales et séries entières.
  • Algèbre linéaire élémentaire : applications linéaires, déterminants et résolution de systèmes simples.
  • Notions de topologie de R² : ouverts, chemins, contours, convergence et séries de fonctions à un niveau introductif.
CHAPITRE 01 L3 · S5

Nombres et fonctions complexes

55 min de lectureLeçon originale de révision

Dérivabilité complexe

Pour f(z)=u(x,y)+iv(x,y)f(z)=u(x,y)+iv(x,y), la dérivée complexe impose que le quotient différentiel ait la même limite quelle que soit la direction d’approche. Si uu et vv sont de classe C1C^1 dans un voisinage, les équations de Cauchy–Riemann ux=vyu_x=v_y et uy=−vxu_y=-v_x caractérisent alors l’holomorphie. Elles sont nécessaires en général, mais leur seule vérification ponctuelle ne suffit pas sans régularité locale. Une fonction holomorphe est en particulier continue et possède des dérivées de tout ordre.

Exemple guidé. Pour f(z)=z2f(z)=z^2, on a u=x2−y2u=x^2-y^2 et v=2xyv=2xy. Donc ux=2x=vyu_x=2x=v_y, uy=−2y=−vxu_y=-2y=-v_x : ff est holomorphe partout et f′(z)=2zf'(z)=2z. Pour f(z)=z‾f(z)=\overline z, u=xu=x, v=−yv=-y; les égalités donnent 1=−11=-1, impossible : elle n’est holomorphe en aucun point.

Erreur fréquente : conclure « holomorphe sur un point » sans préciser un voisinage. Point de contrôle : écrire u,vu,v pour f(z)=zz‾f(z)=z\overline z et localiser ses éventuels points de dérivabilité complexe.

Points à retenir
  • Les équations de Cauchy–Riemann s’interprètent comme une compatibilité entre les variations réelle et imaginaire.
  • La régularité $C^1$ dans un voisinage transforme le critère de Cauchy–Riemann en condition suffisante.
  • Les fonctions polynomiales en $z$ sont holomorphes, tandis que la conjugaison introduit généralement une dépendance anti-holomorphe.
Synthèse du chapitre

Pour , la dérivée complexe impose que le quotient différentiel ait la même limite quelle que soit la direction d’approche. Si et sont de classe dans un voisinage, les équations de Cauchy–Riemann et caractérisent alors l’holomorphie.