ProgrammeL2 · S3Mathématiques et calcul scientifique
L2S3Mathématiques et calcul scientifique

Algèbre linéaire

Étudier espaces vectoriels, applications linéaires, matrices, valeurs propres et diagonalisation.

#matrices#espaces vectoriels#valeurs propres#diagonalisation
5chapitres
5exercices corrigés
8questions de quiz
0/5chapitres maîtrisés
À LA FIN DE CE COURS

Objectifs d’apprentissage

  • Identifier et démontrer les propriétés d’un espace vectoriel, d’un sous-espace, d’une base et de la dimension.
  • Calculer noyau, image et rang d’une application linéaire, puis appliquer le théorème du rang.
  • Résoudre un système linéaire par élimination de Gauss et interpréter correctement ses solutions.
  • Calculer un déterminant et un polynôme caractéristique en choisissant une méthode adaptée.
  • Déterminer des valeurs propres, tester la diagonalisabilité et exploiter une diagonalisation pour calculer des puissances.
AVANT DE COMMENCER

Prérequis utiles

  • Calcul algébrique élémentaire, équations et systèmes linéaires à deux ou trois inconnues.
  • Notions de fonctions, de composition et de raisonnement par implication ou contre-exemple.
  • Manipulation des nombres réels, des polynômes et des sommes finies; aucune bibliothèque logicielle n’est supposée.
CHAPITRE 01 L2 · S3

Espaces vectoriels

55 min de lectureLeçon originale de révision

Idée centrale

Un espace vectoriel sur un corps (ici (\mathbb R)) est muni d’une addition et d’une multiplication par un scalaire, compatibles avec les axiomes usuels. Une famille ((v_1,\ldots,v_p)) est libre si la combinaison nulle impose tous les coefficients nuls, génératrice si elle permet d’écrire tout vecteur, et une base si elle est à la fois libre et génératrice. La dimension est le nombre de vecteurs d’une base.

Un sous-ensemble défini par des équations homogènes est souvent un sous-espace : il contient le vecteur nul et reste stable par combinaisons linéaires. Erreur fréquente : confondre une famille génératrice avec une base, ou oublier de vérifier la stabilité.

Exemple guidé. Dans (\mathbb R^2), (u=(1,2)), (v=(2,4)) sont liés car (v=2u). La famille ne peut donc pas être une base. En revanche (u=(1,2)), (w=(0,1)) est libre : (a u+b w=(0,0)) donne (a=0), puis (b=0). Elle forme une base de (\mathbb R^2).

Point de contrôle : tester la liberté revient à résoudre une combinaison linéaire nulle.

Points à retenir
  • Une base est une famille libre et génératrice; toutes les bases d’un espace de dimension finie ont même cardinal.
  • Pour prouver qu’un ensemble est un sous-espace, vérifier le vecteur nul et la stabilité par combinaison linéaire.
  • Une relation linéaire non triviale suffit à montrer qu’une famille n’est pas libre.
Synthèse du chapitre

Un espace vectoriel sur un corps ici mathbb R est muni d une addition et d une multiplication par un scalaire compatibles avec les axiomes usuels Une famille v1 ldots vp est libre si la combinaison nulle impose tous les coefficients nuls génératrice si elle permet d écrire…